Fondement théorique

vendredi 26 mai 2006
par  Xavier SALLANTIN

Un essai de définition du fondement théorique de l’activité du Groupe Béna qu’il me paraît essentiel de clarifier si l’on veut éviter une dispersion stérilisante.

Suite à la réunion du Groupe Béna des 12 et 13 mai 2006 et aux divergences qui sont apparues, notamment avec l’intervention de Michel Nguyen Thé dont j’ai apprécié la franchise, il me paraît nécessaire de clarifier la plate-forme commune qui caractérise l’activité de ce groupe tout, en se félicitant que l’accord sur ce fondement théorique commun n’empêche pas des désaccords quant à son interprétation et à son exploitation, sources de fécondes controverses. Je tente ci-après de préciser ce qui constitue à mes yeux le noyau dur de la TGS et j’invite à en débattre.

1 - Axiomatique de la TGS

Postulat n°0 : Toute science requiert la critique épistémologique de son outillage conceptuel. Toute critique au sein d’un collectif postule un ontoconsensus sur une discrimination commune de l’accord et du désaccord. Notamment tout axiome étant conventionnel, est postulé par cet ontoconsensus l’accord des axiomaticiens sur le convenir et le disconvenir.

Postulat n°1 : Toute science procède de l’observation du réel. Il est postulé que le pouvoir de résolution des observateurs est limité par le quantum d’action de Planck, interface entre un Univers surquantique observable, accessible à l’investigation physique, et un Univers subquantique inobservable susceptible seulement de définition mathématique.

Postulat n°2 : La méthode physico-mathématique postule l’univocité de l’arithmétique, outil de tout dénombrement, de toute mesure et a fortiori de tout calcul, présupposé en outre par la logique mathématique.

Postulat n°3 : L’univocité de l’arithmétique postule le consensus des arithméticiens sur une méta-arithmétique assurant leur discrimination conventionnelle commune :
- des nombres 0 et 1 faute de quoi le codage de la présence ou de l’absence d’une information unitaire est indécidable
- des nombres 0±1, faut de quoi le sens d’une progression arithmétique est indécidable
- des nombres 0±1 , faute de quoi le sens d’une progression géométrique est indécidable

Chacune des ces indécidabilités engendre une indétermination dans les dénombrements qui se traduirait par un bogue sur un compteur automatique.

Postulat n°4 : Du fait qu’il est constaté que l’accord sur les postulats qui précèdent se trouve progressivement réalisé de plus en plus localement dans la nature jusqu’à l’apparition de l’homme, seul capable de compter de manière univoque, il est postulé que l’accord entre réalité physique et idéalité arithmétique croît par degré dans l’Univers observable au sein d’un cône de convergence.

Postulat n°5 : Le constat de ces accords normatifs croissant localement par degré, indépendamment de toute intervention de l’homme qui leur doit d’exister, pose la question métaphysique d’un accordeur transcendant (ou Peraccordeur).

Postulat n°6 : La donation de la norme d’un accord postule la résonance entre le Peraccordeur et l’accordé. Elle n’intervient qu’au terme d’une évolution darwinienne qui, explorant tous les possibles, finit par engendrer un accordé en état d’être ainsi fécondé.

2- Théorèmes de la TGS constitutifs de la TNN
La réalisation des cet accordage croissant conduit à l’inscrire dans un emboîtement de sphères

- Ontosphère préternaturelle d’un ontoaccordage de degré 0 sur l’accord et le désaccord,

- Protosphère métanaturelle d’un protoaccordage de degré 1 de la microphysique sur le quantum d’action, discriminant de référence entre subquantique et surquantique. La protoarithmétique de cette protophysique est affectée de trois bogues..

- Cosmosphère naturelle d’un cosmoaccordage de degré 2 de la macrophysique sidérale sur le sens du temps thermodynamique, discriminant de référence entre les deux sens d’un vecteur Temps . La cosmoarithmétique de cette cosmophysique est affectée de deux bogues.

- Biosphère naturelle d’un bioaccordage de degré 3 des êtres vivants sur le sens rotation de la Terre, discriminant de référence entre les deux sens d’un vecteur Force. La bioarithmétique de cette biophysique est affectée d’un seul bogue.

- Noosphère naturelle d’un nooaccordage de degré 4 des êtres pensants sur le sens de la Gravitation, discriminant de référence entre les deux sens d’un vecteur Espace. La nooarithmétique de cette noophysique n’est pas boguée.

3 -Validation à l’échelle des sciences dites dures.
La TGS est réfutable car ces théorèmes sont falsifiables. Il est à démontrer et vérifier expérimentalement que :

- la protoarithmétique rend compte de l’organisation des particules élémentaires,

- la cosmoarithmétique rend compte de l’organisation des éléments simples.

- la bioarithmétique rend compte du codage génétique commun à tous les êtres vivants

- la nooarithmétique rend compte de l’inné cérébral commun à tous les êtres pensants.
Cette réfutation/validation est la tâche essentielle du Groupe Béna.

4- Extension aux sciences de l’homme dites molles.
Dans la mesure où le sapiens est capable de réfléchir sa programmation génétique, la TGS est susceptible d’être étendue aux sciences humaines. Cette extension ne saurait avoir qu’un caractère exploratoire tant que la TGS n’est pas validée à l’échelle des sciences dures. Toutefois dans la mesure où ces sciences dures sont élaborées par le sapiens tributaire de la grille d’analyse dont la nature l’a dotée, il est certain que sa validation ne saurait être acquise sans la prise en compte des sciences molles. La TGS ne peut donc éluder ce bouclage entre sciences dures et sciences molles qui lui impose d’appréhender la totalité de l’histoire de la Création (théorie du Tout naturel et culturel). C’est là le défi d’apparence insurmontable auquel la science est désormais confrontée. La TGS ne prétend pas avoir triomphé de ce défi mais elle entend seulement lancer un appel à, relever ce défi en présentant quelques résultats acquis par sa méthode susceptibles de montrer que l’entreprise n’est peut-être pas irréalisable. Son argument majeur est que de toute manière l’homme n’a pas d’autre choix s’il veut éviter que l’aventure humaine ne se solde par un fiasco.